Les français sont cohérents. Le 6 mai, ils ont choisi le changement. Le 19 juin, ils donnent à François Hollande les moyens de mener son action.
Je remercie les électeurs du Nord qui ont élu 12 députés de la majorité présidentielle dont 7 socialistes. Je remercie les électeurs du Pas-de-Calais qui, en élisant 11 députés de la majorité présidentielle dont 10 socialistes, ont montré leur engagement.
Je pense évidemment aux électeurs du boulonnais, fiers de voir l’un des leurs entrer au gouvernement, qui ont réélu Frédéric Cuvillier dès le premier tour. Je pense aux électeurs d’Hénin-Beaumont, qui ont résisté à la tentation de perdre l’honneur, à Philippe Kemel et à la tâche homérique qui l’attend pour défendre un territoire meurtri par les crises économiques. Je pense aux électeurs lillois, à Bernard Roman, et à nos dix années de complicité au Conseil régional. Je pense enfin aux électeurs du montreuillois et à Vincent Léna, qui malgré une belle campagne n’est pas parvenu à les convaincre en nombre suffisant.
Si les français ont choisi 343 députés de la majorité présidentielle, dont 278 socialistes, c’est parce qu’ils mesurent l’ampleur des défis qui nous attendent. Crise du fonctionnement des institutions européennes, crise économique et sociale, finance dérégulée, éducation, recherche et innovation, logement, accès aux soins, fonctionnement de la justice, transports, compétitivité, endettement, sécurité, les voies du redressement de la France sont autant de travaux d’Hercule.
Le fort taux d’abstention, le nombre élevé de bulletins blancs et nuls montre que nous n’aurons pas d’autres chances, il nous faut donc mesurer à la fois l’ampleur de la tâche, ardue s’il en est mais pas insurmontable ; et l’ampleur des attentes, elles ne sauraient être déçues une fois encore.
Nous serons donc, à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les collectivités locales, mobilisés pour offrir aux prochaines générations une autre perspective que celle de réparer l’inconséquence de la droite, pour ré-enchanter le rêve français.