Budget des centres de planning familial

Question au gouvernement n° 07505 adressée à Monsieur le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville


Publiée au Journal Officel le 19 février 2009

Monsieur Daniel Percheron attire l’attention de Monsieur le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville sur la diminution préoccupante des crédits consacrés par la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » aux associations qui, dans le cadre des établissements d’information, de consultation et de conseil familial (EICCF), assurent des missions particulièrement sensibles à l’égard des jeunes, des couples, des familles. Il relève que les crédits de l’action sur laquelle sont imputés ces crédits – l’action 01 « accompagnement des familles dans leur rôle de parents » du programme 106 – sont ramenés de 23,18 millions d’euros en 2008 à 15,5 millions d’euros en 2009, soit une diminution de 33 %, et qu’au sein de cette enveloppe, les crédits déconcentrés qui permettent aux directions départementales des affaires sanitaires et sociales de subventionner, notamment, les EICCF sont réduits de 13,6 millions d’euros en 2008 à 7,1 millions d’euros en 2009, soit une diminution de près de moitié. Il craint que ce contexte budgétaire n’ait des conséquences dramatiques pour ce réseau d’associations, et notamment pour le « planning familial », de nombreuses directions départementales de l’action sanitaire et sociale ayant commencé d’annoncer à leurs responsables leur intention de diminuer le montant de leur appui financier, voire de résilier des conventions qui sont en cours. Il rappelle que ces associations, qui interviennent dans un cadre juridique créé en application de la loi Neuwirth du 28 décembre 1967, assurent des missions particulièrement sensibles à l’égard des jeunes, des couples et des familles : accueil et information sur les questions relatives à la vie affective et à la sexualité, préparation des jeunes à leur vie de couple et à la fonction parentale, entretiens liés à l’interruption volontaire de grossesse, aide et conseil aux personnes confrontées à des dysfonctionnements familiaux. Un désengagement de l’État en ce domaine aurait des conséquences graves, notamment pour les jeunes qui savent pouvoir y trouver un conseil éclairé mais discret, et plus particulièrement pour les personnes les plus fragilisées, dont un certain nombre d’affaires récentes, par exemple en matière de déni de grossesse, invite à ne pas oublier la réalité. Il lui demande en conséquence de préciser sa position sur l’avenir de ces organismes, et de lui indiquer les moyens qu’il envisage de leur consacrer en 2009 et 2010 pour leur permettre de continuer à assurer leurs missions.

Advertisements

Poster un commentaire

Classé dans Actualité

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s