Une violence inacceptable

Le 26 avril dernier, deux bombes artisanales ont été lancées dans la cour du collège Martin Luther King de Calais. L’un de ces engins ne s’est pas déclenché et le second n’a fait aucune victime grâce au courage et à la présence d’esprit d’une surveillante.

S’il faut bien entendu laisser la justice suivre son cours et retrouver les auteurs de cet acte, on peut également voir dans cet incident le reflet d’une violence en milieu scolaire rare mais spectaculaire.

Ce n’est pas la volonté du ministre de l’Education nationale d’équiper les établissements scolaires en vidéoprotection qui résoudra totalement ce problème. Au-delà de la violence protéiforme, c’est le climat des établissements populaires qui s’est dégradé, reflet d’une difficulté sociale et d’une angoisse de notre jeunesse croissantes.

Le maintien de la paix républicaine dans nos écoles passe d’abord par la capacité des pouvoirs publics à offrir à notre jeunesse une perspective d’avenir. C’est ce qu’avait fait le gouvernement de Lionel Jospin avec les emplois-jeunes, qui avaient été le moteur de la création de 16 000 postes dans le Nord-Pas de Calais. A titre d’exemple, le collège Martin Luther King justement, comptait 22 assistants d’éducation en 2002, il n’en compte plus que 12.

Avec les Etats généraux de l’emploi des jeunes, le conseil régional espère revaloriser cette performance de création d’un avenir pour une jeunesse dont la boussole s’est détraquée.

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