Les universités régionales ou le premier pas vers un écosystème productif local

Dans son édition du 26 mai dernier, l’hebdomadaire économique Challenges propose un classement des meilleures universités françaises. Jusque-là, rien que de très classique.

La nouveauté, c’est qu’aux côtés de l’Université de Lille I – distinguée pour son taux d’insertion très élevé, sa culture de l’autoévaluation, sa capacité à établir des passerelles entre les enseignements et son souci de repérer et aider rapidement les élèves qui perdent pied – ce classement reconnaît enfin la valeur de l’université de Valenciennes.

Dans un territoire durement éprouvé par les crises économiques, l’équipe dirigeante de cette université a compris l’importance de l’intégration de la formation dans le tissu économique local pour assurer la réussite des élèves. C’est pourquoi elle propose une trentaine de licences professionnelles mais aussi des DUT, des licences classiques et des masters en phase avec l’environnement économique local. C’est également la raison pour laquelle elle compte un nombre d’apprentis suivant des études en alternance parmi les plus élevés de France.

Elle tient compte de la nécessité des étudiants de concilier études et emploi à temps partiel en mettant en place des « contrats étudiants » avec des grandes entreprises, ceux-ci assurent que les jeunes ne travaillent pas plus d’une quinzaine d’heures par semaine dans leur emploi, ce qui correspond au seuil à partir duquel il est nuisible de conduire de front études et emploi (rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi «Diagnostic sur l’emploi des jeunes», 10 février 2011).

Elle favorise également le développement de l’esprit civique en valorisant l’engagement citoyen des élèves au sein d’associations humanitaires ou solidaires (module citoyenneté).

Surtout, l’université de Valenciennes a compris qu’elle était la base du triangle magique « recherche-formation-innovation » qui fait le succès de l’industrie allemande. Comme chez nos voisins d’outre-Rhin, il s’agit de décloisonner les formations par l’alternance : grâce au dispositif INOPME des entreprises du transport accueillent des élèves ingénieurs en contrat d’apprentissage  et développement leur projet d’innovation, dont certains sont sélectionnés par le pôle de compétitivité mondiale I-Trans.

Pour stimuler les petites et moyennes entreprises et industries, l’université n’a pas hésité à créer un pôle entrepreneurial, un « pré-incubateur » et à nouer des partenariats avec les ruches d’entreprises, ces infrastructures qui abritent plusieurs jeunes entrepreneurs et leurs projets.

Cet entrecroisement pour créer un « écosystème productif favorable » sera encore approfondi par la création simultanée de l’Institut régional des transports et du Centre européen d’essais ferroviaires à Bachant. Le Commissaire général à l’investissement ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a intégré ce projet parmi la très sélective liste des instituts de recherche technologique subventionnés par le Grand emprunt.

Le conseil régional Nord-Pas de Calais soutient et encourage ces projets parce que nous savons qu’ils sont les graines du redémarrage économique et de la ré-industrialisation de nos territoires. Nous sommes donc fiers de voir ces efforts reconnus.

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